L'ATELIER 

Depuis le mois de mai 2020 j'occupe un espace de création à Montreuil, à Âme Nue Atelier. Je le partage avec mon conjoint et nous y développons nos pratiques respectives. 

 

Pour la petite histoire, avant d'occuper cet atelier, mon tour de potier était durant 6 mois dans notre chambre. Autant dire que nous avons l'habitude des petits espaces utlra optimisés. Ne possédant pas encore de four à ce moment là, j'allais faire cuire mes pièces dans différents ateliers parisiens. J’ai donc eu beaucoup de casse de mes pièces car avant leur première cuisson elles sont extrêmement fragiles, et l’émaillage n’était pas une mince affaire.

 

Mon arrivée à Âme Nue Atelier a été la chance de pouvoir avoir un espace dédié à la céramique et d’y installer mon premier four, c’est une sacrée étape dans ma vie. Cela permet une vraie autonomie de production, de pouvoir faire des tests de couleur, d'avoir une liberté de création. Le four, Bertha de son petit nom, est arrivé au mois d’août et il se situe dans l'espace commun des ateliers. 

 

Âme nue atelier c'est aussi la chance d'avoir rencontré des personnes incroyablement talentueuses, entre art et artisanat. C’est un lieu d'échanges, de débats, d’encouragements ! 

 

Hello 👋 

En 2013, lors d’un échange à l’école d’art et de design de Bezalel à Jérusalem, j’intègre un cycle de formation dédié à l’apprentissage du tour et des techniques de céramique. Depuis je développe mon langage plastique à travers des projets de céramiques utilitaires ainsi que d'autres objets plus curieux que j'affectionne particulièrement.

 

Formée en génie civil, j’ai poursuivi ma formation en architecture à l’école d’architecture de Paris-Est, dont je suis sortie diplômée d’état en 2017. J’ai pu alors expérimenter une part du métier en agence d’architecture ainsi qu’en agence d’assistance à la maîtrise d’ouvrage (MOA) pour des projets culturels. 

 

Je propose sur ce site mon travail en céramique, mais aussi mes expérimentations photographiques et mon travail autour du dessin. En photo j’ai avec moi un argentique déniché dans un grenier qui me suit dans mes voyages, qui me permet de capturer l’instant, les ailleurs, les autres. Vous pouvez en découvrir un peu plus ici. Et en dessin, j’illustre mes projets, j’imagine des espaces et je prépare un roman graphique, intitulé Le parfum des retrouvailles. Ce projet est un récit intime qui rend hommage à mon père décédé en mars 2019. Vous pouvez en découvrir plus ici. Vous trouverez également sur ce site un espace dédié à mes expérimentations illustrées si le coeur vous en dit.

Crédit photo : ©Jean-Baptiste Wejman

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Démarche

Chaque pièce est façonnée, dans mon atelier à Montreuil. Une petite main, à la façon d'un poinçon est apposée sur chacune d'entre-elles. Étant à la recherche de formes simples et plutôt très régulières, il me semblait important de venir sculpter le fond de chaque objet afin de notifier le geste de l'artisan. 

 

J'ai choisi de travailler avec une terre puisée en Normandie. Une faïence rose où j'ajoute parfois un peu de chamotte. Tous les émaux sont des émaux alimentaires. J'utilise des bases certifiées que je viens travailler (et retravailler) en lien avec ma palette de couleur. 

Aujourd'hui, avec l'industrialisation et les nouvelles techniques de perfectionnement des terres, nous pouvons désormais acheter des terres directement chez un fournisseur. Dans les grandes villes cette solution est économiquement viable et beaucoup plus simple, souvent en lien avec un manque de place et de ressources pour fabriquer sa terre. Néanmoins, de tout temps les potiers fabriquaient leur propres terres. Les ressources locales étaient utilisées directement dans un rayon de moins de 100km et un vrai savoir-faire et connaissances de ce qu'est l'argile était commun. Chaque terre spécifique à une région pouvait alors donner des poteries différentes. 

 

Pourtant, il me semble aujourd'hui que la terre et son approvisionnement est une ressource à questionner en tant que céramiste. De nombreuses argiles proviennent d'Europe ou d'Asie, mais sont retravaillées en France et bénéficient du cachet "fabriqué sur le territoire".

C'est cette réflexion qui m'a poussée à candidater pour un appel à projet avec la Société du Grand Paris. Le projet Terres-Terres à vu le jour en septembre 2019, donc très récemment.  Il aura pour but de revaloriser une petite partie des terres de chantier du projet du Grand Paris-Express afin de fabriquer une terre exploitable pour réaliser des objets en céramique. La suite par ici 👉 Terres-Terres

 

En plus de revaloriser les terres de chantiers, il me semble primordial d'utiliser l'eau de pluie, ressource nécéssaire à la transformation de la terre, pour ma pratique. Cependant, étant aujourd'hui dans un atelier partagé, je suis confrontée à une réalité de gestion des lieux qui ne me permet pas de bénéficier d'un récupérateur d'eau de pluie. À défaut, je recycle et filtre au maximum l'eau potable que j'utilise quotidiennement (environ 2L d'eau/semaine) en espérant bientôt pouvoir mettre en place pleinement un atelier en lien avec mes valeurs 🌿.

 

© 2020 par Emmanuelle Cassot, toutes images, photos, illustrations présentes sur ce site ne sont pas libres de droits

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